Imagerie Hyperparathyroïdie primaire

Informations principales

Date : 25/03/2025

Thématique : Pathologies endocriniennes

Catégorie : Projet de recherche sur données

Contenu du projet

Finalités poursuivies : L’hyperparathyroïdie primaire est une des maladies endocriniennes les plus fréquente avec une prévalence évaluée entre 17 et 94,6 pour 100 000 patients-année. Elle est la première cause d’hypercalcémie. Elle a pour conséquences une altération du métabolisme phosphocalcique et des retentissements tissulaires de sévérité très variables. Elle est causée dans 80% des cas par un adénome parathyroïdien unique, et plus rarement par une atteinte pluri glandulaire. Au cours des dernières décennies la parathyroïdectomie mini-invasive unilatérale a largement remplacé l’exploration bilatérale. De ce fait, lorsque le diagnostic positif d’hyperparathyroïdie est avéré et qu’une prise en charge chirurgicale est envisagée, une localisation préopératoire précise est nécessaire pour permettre de pratiquer une chirurgie la moins invasive possible, permettant de meilleurs résultats en termes de guérison et de complications. 
Actuellement plusieurs types d’imageries sont disponibles pour le bilan morphologique préopératoire ; 
La Scintigraphie à la TEP choline est un examen d’imagerie moléculaire utilisant la forme radioactive de la choline ( 18F choline), injectée par voie intraveineuse, se fixant sur les cellules malignes à prolifération rapide mais également sur les cellules parathyroïdienne anormales mais bénignes 
La scintigraphie MIBI est un examen d’imagerie moléculaire utilisant comme radiotraceur le 99m Technétium-Sestamibi se fixant sur les glandes parathyroïdiennes hyperfonctionnelles. puis réalisation d’une image par gamma-caméra.
Il existe deux protocoles possibles, DUAL PHASE avec 2 temporels d’imagerie et une soustraction des images de la thyroides. Et DOUBLE ISOTOPE utilisant un deuxième radiotraceur, l’iode 123, permettant une soustraction de l’activité thyroidienne. 
Les dernières recommandations de la Société Francophone d’Endocrinologie d’Octobre 2024 proposent en première intention la réalisation d’une échographie des parathyroïdes associée à une scintigraphie MIBI, de préférence en double isotope, ou à une scintigraphie à la 18F-Choline.
Les pratiques restent disparates d’un centre à l’autre et d’un praticien à un autre. Au CHU Grenoble-Alpes (CHUGA), il est habituellement réalisé en première intention une échographie et une scintigraphie MIBI, puis en cas de résultats négatifs ou discordants la réalisation d’une scintigraphie à la 18F-Choline complémentaire. Certains centres proposent la réalisation d’une échographie associée à un TEP TDM à la 18F-Choline en première intention, sans scintigraphie MIBI préalable. 
Nous avons souhaité analyser rétrospectivement, chez les patients opérés au CHUGA d’une hyperparathyroïdie primaire, les modalités d’imagerie ayant été utilisées. L’objectif principal est d’évaluer pour quelle proportion de patients la scintigraphie à la 18F-Choline a permis la réalisation d’une chirurgie mini invasive et la guérison, après scintigraphie MIBI négative ou discordante de l’échographie.
L’étude est menée par le service d’endocrinologie du CHU de Grenoble avec l’aide du service de Médecine nucléaire et du service de chirurgie thoracique du CHU de Grenoble. 

Catégories de personnes concernées : Les patients inclus ont été opérés d’une hyperparathyroïdie primaire entre Juillet 2020 et Mai 2024, après avoir réalisé une scintigraphie MIBI ou 18F-Choline au CHU Grenoble Alpes.

Données utilisées : les données collectées incluent : 

  • Données démographiques : Age/ sexe
  • Données concernant l’imagerie : Imageries réalisées (échographie/scintigraphie MIBI)/ TEP 18F-Choline/ scanner 4D / IRM)
  • Date de réalisation de l’imagerie /lieu de réalisation/ Résultat de l’examen/glande pathologique/ Données concernant la chirurgie : date / mini invasive ou exploration des 4 glandes
  • Données concernant le suivi de l’hyperaparathyroïdie : Guérison de l’hyperparathyroïdie : oui/non / Rechute de l’hyperparathyroïdie ? cause /Traitement par calcimimétique
    Les données utilisées sont présentes dans les dossiers Easily des patients.
     

Accès aux données : Les données sont accessibles au Dr Jalbert (PH d’endocrinologie), responsable de la recherche et Manon DRUJON D’ASTROS, interne en Endocrinologie

Durée de conservation et de l’étude : Le recueil des données est prévue d'ici mi-avril. La durée prévue de l’étude est de 1 an et 6 mois. Les données personnelles seront conservées pendant 2 ans après la publication du rapport.

Droit des personnes : Vous trouvez toutes les informations concernant la recherche au CHUGA, ainsi vos droits informatiques et libertés ici